Paris était tout simplement trop fort !

PSG-OM
Le PSG s’est imposé hier soir face à Marseille dans le Clasico. Une victoire maîtrisée qui permet au club de la capitale de prendre huit points d’avance sur Monaco. L’OM est lui relégué à six point du podium.

C’est un résultat qui n’aura sans doute surpris personne. La victoire du PSG hier sur son rival marseillais ne devait en effet rien au hasard. Favori sur le papier, le club de la capitale n’a pas eu à forcer pour aller chercher les trois points. Si la composition de Laurent Blanc fut la même que celle face à Leverkusen et Toulouse, celle de son homologue olympien était plutôt inattendue. Dans un 4-2-3-1 inhabituel, l’OM venait à Paris avec la volonté de faire déjouer le champion de France en titre. Morel et Fanni devaient ainsi bloquer Lucas et Lavezzi dans les couloirs, tandis que Mendes et N’Koulou étaient chargés d’Ibrahimovic. Au milieu, la paire Ayew-Romao assurait la récupération et la relance. Enfin, le trio offensif Payet-Valbuena-Thauvin venait épauler Gignac seul en pointe. Face à eux, l’habituelle 4-3-3 parisien toujours aussi efficace, n’a laissé aucune chance à la formation de José Anigo.

L’échec tactique de l’OM

La tâche n’était en effet pas facile pour l’entraineur marseillais. Battu à l’aller 2-1, en octobre dernier, l’OM avait été défait alors que Paris ne jouait qu’à 10 contre 11. Dirigé à l’époque par Elie Baup, Marseille avait également opposé au PSG un 4-2-3-1 qui s’était finalement avéré inefficace suite à la réorganisation tactique effectuée en cours de match par Laurent Blanc. Alors quelle formation adopter pour ce Clasico ? Si aucune équipe n’avait réussi à battre le club parisien au Parc cette saison, le club olympien aurait pu s’inspirer des matches nuls arrachés par Lille, Monaco ou Saint-Etienne. Un constat se dégageait de ces résultats : pour mettre en difficulté Paris, il faut ralentir sa relance. Plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, le LOSC et l’ASSE y sont parvenus. La clé ? L’activité des premières lignes face à la défense parisienne et Thiago Motta. Brandao et Corgnet ainsi que Balmont, Mavuba et Gueye l’avaient fait avec brio. Dans un autre style, Lyon avait opposé à la formation parisienne un 3-5-2 inattendu et plutôt efficace, permettant d’étouffer le milieu de terrain. Là encore, Laurent Blanc avait su déjouer le dispositif de Rémi Garde, passant du 4-3-3 au 4-4-2.  Mais avec un Gignac absent des tâches défensives et un Valbuena ayant peu d’impact physique, pas évident pour les marseillais d’empêcher les transmissions jusqu’au trio Motta-Matuidi-Verratti. Face à ce casse-tête, Anigo a ainsi opté pour l’utilisation de joueur plus technique. A tort.

La mainmise parisienne

En titularisant ainsi Ayew, Thauvin, Payet, Valbuena et Gignac dans le même onze de départ, le coach marseillais pensait avoir fait un choix judicieux. Mais aligner une succession de joueurs à vocation offensive n’assure pas une meilleure attaque. Car pour attaquer, il faut avoir le ballon. Et c’est bien ce dernier qui a été confisqué aux olympiens hier soir. Avec 61 % de possession de balle, le PSG a littéralement étouffé son rival marseillais. Encore et toujours bien aidé par son milieu à trois, le PSG a rapidement mis la main sur le match. Dès la 7ème minute un raté d’Ezequiel Lavezzi vint donner une première frayeur à l’OM. Quelques minutes plus tard, Lucas aurait pu débloquer le compteur pour les parisiens suite à une impressionnante course depuis le milieu de terrain qui aurait pu aboutir à un but d’anthologie si Fanni n’avait pas sauvé les siens (14ème). Une bonne frappe de Valbuena bien repoussée par Sirigu fut la seule bonne occasion pour le club phocéen en première période (25ème). Si Ibrahimovic ne cadra pas une bonne tête en première mi-temps, il fini par être décisif en délivrant la passe décisive pour Maxwell, déjà buteur à l’aller (49ème). Cavani vint doubler la mise sur un bon centre-volée de Van der Wiel, confirmant ainsi son retour après un mois d’absence (79ème). Valbuena aurait pu sauver l’honneur si sa frappe n’avait pas trouvé le poteau de Sirigu (85ème). Au delà de l’enjeu du Clasico même, la rencontre laissera un goût amer aux marseillais, désormais relégués à six points du podium. Mieux organisés et préparés, les phocéens pouvait en effet prétendre à un meilleur résultat. Mais face au bulldozer parisien, l’OM pouvait-il faire mieux ?

Guillaume Genet
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