La Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre profanée

Montmartre profanée

De nouvelles profanations ont eu lieu cette nuit à Paris. Cette fois c’est au tour de la Basilique de Montmartre d’en faire les frais. Le fronton de l’édifice, tagué couleur rouge, portait des inscriptions visant l’Eglise catholique.

C’est une bien triste découverte qu’ont pu faire les premiers visiteurs ce matin. La Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre a en effet été victime de profanation durant la nuit de mardi à mercredi. « Ni Dieu, ni maître, ni Etat », « A bas toute autorité », « Feu aux chapelles » pouvait-on lire sur les portes et le parvis de la Basilique. La date de ces actes n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle correspond à l’anniversaire de la Commune, mouvement insurrection qui s’était tenu à Paris en 1871. L’édifice religieux semble également avoir été savamment sélectionné. Le Sacré-Coeur de Montmartre, déclaré d’utilité public par l’Assemblée Nationale en 1873, avait en effet été construit dans le cadre de l’instauration d’un nouvel Ordre moral et pour « laver Paris de l’affront de la Commune ».

Si les auteurs n’ont pas encore été identifiés, il est probable que ces individus soient issus de groupuscules d’extrême gauche ou de groupes anarchistes. Du coté des politiques, les réactions ont été nombreuses, surtout à la mairie de Paris où, à quelques jours des municipales le sprint final aux voix est lancé. « Je condamne avec la plus grande fermeté, les appels à la violence qui ont été tagués à l’entrée de l’édifice » a ainsi déclarée Anne Hidalgo, candidate à Paris, alors que sa rivale, Nathalie Kosciusko-Morizet a dénoncé sur Twitter « la multiplication de ces actes violents et de ces profanations ». « Ces inscriptions sont une offense aux fidèles catholiques et une atteinte grave à un monument emblématique du patrimoine » s’offusquait encore le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls.

Avec les récentes actions menées par les Femen, ces actes, de plus en plus nombreux en France, viennent tristement rappeler que jour après jour les lieux sacrés continuent d’être profanés dans l’indifférence générale et dans un climat de « cathophobie » grandissant. Après les paroles, il serait temps de passer aux actes. Au boulot messieurs les politiques !

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