Face au FN : arrière toute !

FN MunicipalesLes résultats du premier tour des municipales ont obligé les candidats et les partis à revoir leur stratégie pour le second tour. La gauche à notamment revu ses alliances dans l’optique de battre le Front National. Certaines listes ont ainsi été fusionnées ou même retirées.

C’est un véritable « front » qui s’est constitué depuis hier pour contrer la montée du FN. Depuis mardi, 18 heures, les listes pour le second tour ont été déposé par les candidats aux municipales. Les bons résultats du parti de Marine Le Pen au premier tour ont en effet changé la donne. La gauche ainsi annoncé le retrait de plusieurs de ses représentants dans les communes menacées par le parti d’extrême droite. Le Parti Socialiste a ainsi annoncé le retrait de ses candidats a Perpignan, Saint-Gilles, Brignoles Valréas, Cogolin, mais aussi à Fréjus, ville où le Front National arrive en tête avec 40,30 % des voix, laissant ainsi une triangulaire UMP – Divers droites – FN au second tour. La stratégie vise en effet à permettre aux voix de ces listes de se reporter sur un candidat opposé au Front National (généralement UMP). Le parti de la majorité a également fusionné ses listes avec celles du Front de gauche notamment à Avignon pour barrer la route à Philippe Lottiaux, candidat frontiste, en ballottage favorable avec 29,63 % des suffrages recueillis dimanche.

La droite a elle aussi procédé à des manœuvres en vue de contrer les candidats FN. Si le parti de Jean-François Copé applique toujours sa politique du « ni-ni » (ni Parti Socialiste, ni Front National), des compromis ont été trouvé avec des listes de gauche. A Villeneuve-sur-Lot, ancien fief de Jérôme Cahuzac, trois listes UMP, divers droite et divers gauche ont ainsi fusionné pour gagner la mairie ou du moins « éviter que le FN n’y arrive ».

Certains élus socialistes ont cependant décidé de se maintenir malgré la menace FN. C’est le cas de Jean-Michel du Plaa à Béziers qui justifie son action pour « ne pas disparaître du paysage biterrois pendant six ans ». La ville sudiste n’opposera donc pas de front républicain contre le candidat d’extrême droite, Robert Ménard, favori pour le second tour. A Cavaillon également, la liste Union de la gauche-EELV s’est maintenu dimanche prochain, en minimisant une possible victoire du Front National. « Nous avons décidé de nous maintenir. Il n’y a pas de risque FN comme on veut bien le faire croire » a ainsi déclaré Olivier Florens, écologiste à la tête de cette liste.

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