Breiz Atao !

EAG Coupe de France 2014

L’En Avant de Guingamp a décroché hier sa seconde Coupe de France face au Stade Rennais. Cinq ans après la finale qui opposait déjà les deux clubs bretons, Rennes n’a pu prendre sa revanche. Un titre qui vient récompenser un beau parcours et surtout un match bien maîtrisé de la part des costarmoricains.

Breiz Atao ! Bretagne toujours en français. Tel était le mot d’ordre hier soir avant cette finale 100 % bretonne entre le Stade Rennais et l’En Avant de Guingamp. Pour cette 97ème édition de la Coupe de France, la Bretagne a en effet fait forte impression. Dans un Stade de France à guichet fermé pour l’occasion, la fête était bien au rendez-vous. Drapeaux bretons, binious, Bro gozh ma zadoù (hymne de la Bretagne) interprété par Nolwenn Leroy ou encore tifos immenses, les 80.000 spectateurs ont littéralement transformés l’enceinte parisienne en « Stade de Bretagne ». Pourtant dans cette finale « made in Breizh », un seul club aura existé. Pour la seconde fois de son histoire, Guingamp remporte en effet la Coupe de France au détriment des Rennais. Solide de bout en bout, les hommes de Jocelyn Gourvennec ont réussi le match parfait face à de timides adversaires qui n’auront pas pu prendre leur revanche sur leurs rivaux Bretons. Après la finale de 2009 disputée entre les deux équipes et remporté par l’EAG, le Stade Rennais échoue donc à nouveau à 90 minutes du bonheur et rentre bredouille de Paris.

Mais c’est une victoire mérité qu’on été chercher les coéquipiers de Lionel Mathis. Bien en place dès les premières minutes, les costarmoricains se sont montrés les premiers dangereux. D’abord grâce à une tête de Mandanne qui manqua de peu le cadre (8ème), puis sur de nombreuses frappes dont celle de Langil qui fut captée en deux temps par Benoit Costil (24ème). L’ouverture du score vint finalement par Martins-Pereira d’une belle reprise du droit qui laissa sur place la défense (36ème). Incapable de réagir et de se montrer dangereux, les hommes de Philippe Montanier ne se procurèrent pas la moindre occasion. Une situation dont profita Guingamp pour enfoncer le clou. Au retour des vestiaires Mustapha Yatabaré, bien servi par Langil côté gauche, bénéficia du laxisme de la défense rennaise pour tromper Costil d’une belle tête et doubler la mise pour l’EAG (46ème). Les entrées de Ntep ou Pajot ne changeront rien pour le SRFC. Seul une frappe flottante de Nelson Oliveira bien arrêtée par Samassa constituera l’unique occasion des coéquipiers de Romain Danzé. Au terme de 90 minute de combativité, la Coupe de France repartira donc pour la seconde fois de son histoire dans les Côtes d’Armor. Rennes pourra nourrir des regrets. Auteur d’une saison moyenne, le club d’Ille-et-Vilaine n’a toujours pas gagné le moindre trophée depuis 1971. Place désormais à l’objectif « maintient » pour les deux clubs bretons qui n’ont toujours pas assuré leur participation au sein de l’élite du football français pour la saison prochaine.

Parés de blanc et de noir hier soir, les guingampais ont une nouvelle fois prouvés que les rois de Bretagne c’est bien eux. La petite ville de 7.000 habitants dont le stade peut accueillir près de trois fois sa population (18.250 places) recevra donc l’année prochaine les grands clubs européens en Ligue Europa, cinq ans après sa dernière participation. Un événement qu’attend très certainement avec impatience (presque) toute la Bretagne.

Les buts de la finale :

Le Bro gozh ma zadoù chanté par Nolwenn Leroy :

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